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Alimentation Ayurvédique : 5 principes fondamentaux de l’impact de la nourriture sur notre santé

Dans cet article, je vais aborder les fondements d’une alimentation ayurvédique.

Donc l’alimentation ayurvédique c’est vraiment un pilier en Ayurvéda. c’est quelque chose à côté duquel on ne peut pas passer.

On passe tout de suite dans le vif du sujet !

En Ayurveda on tire 6 grands principes à propos de la nourriture et de son impact sur notre santé :

1 – La nourriture pour thérapie

En fait la nourriture ça peut être une thérapie ou ça peut aussi engendrer la maladie en fonction de ce qu’on mange.

Si on mange des choses saines, fraîches, riches en nutriments et naturels, et bien là ça devient très bon pour la santé et ça prévient même de la maladie. Ca peut même guérir dans certains cas.

En revanche si on ingère une alimentation industrielle, riche en pesticides, perturbateurs endocriniens etc, là, au contraire l’alimentation peut devenir un facteur à risque qui va entraîner la maladie. C’est ce que veut dire l’Ayurvéda en disant que la nourriture peut-être une thérapie

2 – La valeur nutritionnelle d’un aliment

Le goût d’un aliment appelé rasa nous indique sa valeur nutritionnelle.

En Ayurvéda, on ne parle pas de calories, ça n’existe pas ! C’est vraiment la saveur d’un aliment qui va nous donner sa valeur nutritionnelle.

On compte 6 saveurs :

  • le sucré,
  • le salé,
  • l’acide,
  • le piquant,
  • l’amer
  • l’astringent 

Donc certaines saveurs sont préconisées pour certains doshas et d’autres sont plutôt à éviter. ça dépend vraiment de ta constitution ayurvédique

3 – Se nourrir en fonction de son dosha dominant ou à rééquilibrer

Ton dosha dominant (ou le dosha du moment à rééquilibrer en cas de déséquilibre) détermine la nourriture la plus adaptée pour toi. Il y a des aliments qui vont être bon pour toi en fonction de ton dosha dominant et d’autres qui seront moins bons. C’est-à-dire qu’on ne peut pas généraliser les choses en disant que le chou c’est riche en vitamines et c’est bon pour tout le monde par exemple. C’est bon pour certaines personnes et moins bon pour d’autres.

4 – La façon de s’alimenter

La façon dont on mange est aussi importante que ce que l’on mange. Par exemple si on mange alors qu’on est en colère ou contrarié, la digestion risque d’être entravée même si les aliments consommés sont bons pour toi.

Il faut savoir aussi que l’estomac va travailler les différentes saveurs dans un ordre bien particulier et cet ordre le voici :

  • la saveur sucrée
  • la saveur acide
  • la saveur salée
  • la saveur piquante
  • la saveur amère
  • la saveur astringente (la saveur astringente, c’est plus une sensation dans la bouche qu’une saveur à proprement parlé; lorsque tu manges une pomme par exemple et que tu ressens ta langue qui s’assèche et se resserre, c’est ça la saveur astringente)

Ce qui veut dire que si tous ces aliments sont donnés à l’organisme dans le mauvais ordre, le processus de la digestion devra recommencer depuis le début.

5 – La digestion, baromètre interne essentiel de l’Ayurvéda

La digestion est un processus physiologique très complexe et si on le malmène, on risque de voir apparaître des symptômes comme :

  • fatigue chronique,
  • maux de tête,
  • acidité gastrique,
  • constipation
  • etc.

On va prendre un exemple : La coutume veut qu’on prenne le dessert (donc la saveur sucrée, on est d’accord) en fin de repas. Socialement, c’est une habitude instaurée comme ça !

Après ce que je viens d’expliquer juste avant, ça signifie qu’au moment du dessert on demande au système digestif de recommencer depuis le début ce qu’il vient déjà de faire.

Ce qui est vraiment énergivore pour lui. Si on suit cette logique, ça veut dire que le dessert devrait être plutôt consommé à la place de l’entrée, ce qui serait en réalité beaucoup plus organique pour le corps.

Dans un plat typique ayurvédique, les 6 saveurs sont toutes présentes.

En fait, on ingère les 6 saveurs en même temps et ensuite on laisse faire la merveilleuse machine qu’est le corps humain. L’estomac sait quelle saveur, il doit traiter en premier grâce aux sucs gastriques. Bref, c’est l’intelligence du corps qui opère, et il fait ce qui est organique pour lui; soit traiter la saveur sucrée en premier.

Souvent les gens, d’ailleurs, disent qu’ils ont un coup de barre après manger; et en fait ça vient de là.

En arrêtant de prendre un dessert sucré en fin de repas, on peut déjà constater moins de fatigue après manger.

Aussi il faut savoir que la saveur sucrée ouvre l’appétit donc la consommer en fin de repas peut inviter au grignotage courant la journée.

Ensuite il est recommandé de manger en fonction de ton dosha dominant :

  • vata (Air + éther) 

Le sucré, le salé et l’acide sont à prioriser.

Le piquant, l’amer et l’astringent sont à éviter.

  • pitta (Feu + eau)

Le sucré, l’amer et l’astringent sont à prioriser.

Le piquant, le salé et l’acide sont à éviter

  • kapha (Eau + terre)

Le piquant, l’amer et l’astringent sont à prioriser.

Le sucré, le salé et l’acide sont à éviter.

Toutes les saveurs apparaissent dans un plat ayurvédique équilibré mais certaines saveurs seront en faible quantité et d’autres en quantité plus importantes selon ton dosha dominant. Question de dosage quoi !

6 – Comment s’alimenter ?

La façon dont on mange est aussi importante que ce que l’on mange !

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Pour maintenir sa santé il faut limiter la quantité d’Ama dans l’organisme. Ama, c’est l’accumulation de toxines dans le corps qui entraîne la maladie à terme.

C’est ce qu’on veut éviter à tous prix en Ayurvéda. Ama, c’est le point de départ de la maladie.

Quand manger?

  • Le repas principal sera toujours pris autour de midi lorsque notre feu digestif et le plus actif. Ne pas remanger tant que le repas précédent n’a pas encore été complètement digéré. Donc cela va prendre au minimum 2h30.

  • La sensation de faim peut être la conséquence de l’ennui ou d’une émotion qu’on cherche à étouffer. Donc attention, ce n’est pas ce que j’appelle la faim. Aussi, souvent on pense avoir faim alors qu’en fait on a soif; et en buvant simplement de l’eau on peut gommer l’impression de faim.

  • Manger à heure régulière. Selon l’Ayurveda, le déjeuner devrait se situer entre 11h et 13h et le dîner entre 17 et 18h30. Je m’explique ! En Ayurvéda, on se base sur le fonctionnement de la nature et nous sommes nous-mêmes nature, on est d’accord ! Donc, l’heure à laquelle notre feu digestif est le plus fort, c’est autour de midi ! Tout comme le soleil qui lui aussi brille le plus fort autour de midi. Nous sommes directement sous l’influence du Soleil à ce moment de la journée. Ce qui implique que notre feu digestif est le plus fort à ce moment là de la journée aussi. C’est pour ça que le petit déjeuner et le dîner seront plus légers que le déjeuner. Ensuite le dîner devrait être consommé assez tôt entre 17h et 18h30 tout simplement pour qu’il soit déjà digéré avant d’aller se coucher. Idéalement, il faudrait avoir dîner environ 4 à 5h avant d’aller se coucher.

  • Ensuite manger aux trois quarts de sa capacité seulement, ce qui correspond à la quantité que deux mains jointes peuvent contenir. C’est important de laisser une petite quantité d’air dans l’estomac. De cette manière il peut brasser la nourriture plus aisément. Ce qui évitera les ballonnements, les gonflements, etc. Il faut être satisfait mais non rassasié.

  • Manger dans une ambiance calme et sereine. Manger sur le pouce n’est pas quelque chose de sain. Eviter toute distraction pendant le repas comme regarder la télévision, conduire, travailler en même temps… Le cerveau mettra son focus sur la partie « intellectuelle » et ne ressentira pas la satiété. Ce qui entrainera les fringales inévitablement…

  • Eviter de manger quand on est contrarié ou en colère. Nos émotions peuvent ralentir le processus digestif. Il est préférable de se calmer avant de manger, en pratiquant quelques respirations par exemple.

  • Manger assis, ne pas parler la bouche pleine sinon c’est comme si tu zappais le processus de la pré-digestion qui est effectuée par la salive et les dents.

  • Eviter de boire du lait pendant les repas

  • Eviter de boire beaucoup d’eau pendant les repas. Bois plutôt en dehors des repas ou alors de petites gorgées d’eau chaude ou température ambiante,

  • Favorise la nourriture fraîche et entière ! Selon l’Ayurveda, les conserves, les restes de repas ont perdu leur pouvoir nutritif et vivifiant.

  • Privilégier une nourriture locale, de saison, bio si possible afin d’éviter les pesticides et les perturbateurs endocriniens qui sont toxiques pour le corps.

  • Privilégier la nourriture cuite qui est plus digeste. La cuisson à la vapeur douce (95°C) permet de préserver les qualités nutritionnelles des aliments.

  • Consommer les fruits crus à distance des repas en collation par exemple. En revanche les fruits cuits peuvent être consommés pendant les repas.

  • L’Ayurveda déconseille fortement donc de boire de l’eau glacée qui crée un choc thermique dans le corps. Ce choc engendre la création de toxines dans l’organisme. En fait ce n’est pas très organique d’ingérer une eau à 4 degrés dans un organisme à 37 degrés. C’est assez violent finalement !

  • Eviter de boire de grande quantité d’eau avant, pendant et après le repas afin de ne pas noyer le feu digestif qui est indispensable pour que la digestion soit de bonne qualité.

  • Le dernier conseil, c’est de prendre 5 minutes pour rester assis tranquillement après le repas. C’est vraiment une période après laquelle il ne faut pas faire de sport, ne pas avoir de rapport sexuel etc. Il est vraiment important d’être au calme !

    Conclusion

    Voici une bonne idée globale des points, disons, généralistes de l’alimentation Ayurvédique.

    Fais ce qui est facile pour toi, ce qui est simple à mettre en place pour commencer !

    Pour ce qui te paraît plus compliqué, reviens-y plus tard ! Vas-y doucement mais sûrement !

    Je pense que c’est la meilleure manière de changer ses habitudes sur le long terme, c’est de faire les choses progressivement !

    Sinon, on peut vite se décourager quand on regarde la quantité de choses à changer d’un coup et donc renoncer. C’est dommage !

    J’aime prendre cette image d’une personne qui veut monter au sommet d’une montagne ! Si cette personne veut déjà être arrivée au sommet avant de l’avoir grimpé au préalable, elle va vite abandonner en se disant qu’elle n’y arrivera jamais, que c’est trop dur ! Tandis que si, chaque jour, elle avance un pas après l’autre sans se soucier du sommet, le jour où elle fera un premier bilan pour voir où elle en est, elle aura certainement la surprise de voir qu’elle est déjà rendue à la moitié de la montagne et que le sommet se rapproche petit à petit !

    Le sommet, c’est la destination, le but final. Mais le chemin parcouru, c’est l’enseignement, l’expérience et ce qui fait vraiment la fierté ! Quelqu’un qui arriverait au sommet de la montagne par hélicoptère sans l’avoir grimpé avec ses p’tites jambes n’aura pas la même satisfaction que la personne qui l’aura grimpée avec tout son Être et sa motivation !

    Donc pour commencer, fais ce qui est simple et facile pour toi, pour le moment ! 

    J’ai également écrit un court article sur le café vu par l’Ayurvéda que tu peux découvrir en CLIQUANT ICI !

    Namaste !

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by Fabienne G.

by Fabienne G.

Formatrice et Responsable de l'Ecole de Massage Shan'ti

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